En ce beau jour du 6 mars 2011 notre jeune benjamine Camille Dubois ( a gauche sur la photo);devient Championne de France en salle à Reims a noter aussi la 9eme place de Louise Legrand et la 24eme place de Benjamin Clochez bravo au coach Francis Jessu qui a suivi ce trio durant tout le week end Championne de France d'une main de maître à 12 ans, et déjà les Jeux olympiques en tête Ses nouvelles lunettes aux couleurs des Archers réunis, le noir et le jaune, Camille Dubois a «tout misdans le jaune» à Reims. LE VISAGE DE L'ACTUALITÉ : CAMILLE DUBOIS (la voix du nord du 13 mars 2011) Des trois représentants du club des Archers réunis de Monchy - Bienvillers en finale des championnats de France jeunes à Reims, le week-end dernier, Camille Dubois a émergé en décrochant le titre chez les benjamines au terme de duels maîtrisés sans coup férir. Imperméable à la pression, la jeune fille a étonné par son calme et sa détermination. « J'étais contente et j'avais chaud, surtout à ma tête. » Lors de l'ultime volée de flèches lui ayant permis de décrocher le titre de championne de France de tir à l'arc en salle (notre édition du 8 mars), Camille Dubois est restée aussi zen que pendant les deux jours de concours. Sortie septième sur quatorze des éliminatoires, au cours desquelles sa copine de club Louise Legrand a été éliminée (neuvième, pour huit qualifiées), Camille Dubois a gagné ensuite tous ses duels en quarts de finale, demi-finale et finale, contre des adversaires mieux classées. Pour Bernard Véra, dirigeant emblématique des Archers réunis, « dominer son sujet comme elle l'a fait, c'est très costaud ! C'est la preuve d'une grande maturité. » À 12 ans, la jeune fille d'Ablainzevelle a épaté tous ceux qui sont venus l'encourager. Et d'abord ses parents, Olivier et Sylvie Dubois, et ses deux frères jumeaux de 11 ans, Charles et Louis. C'est en suivant ce dernier au pas de tir monchyaquois que Camille a pris un arc en main pour la première fois, il y un an et demi. « Ça m'a donné envie d'en faire », raconte la jeune fille qui a pratiqué auparavant le judo et continue l'équitation. « Elle monte à cheval depuis l'âge de deux ans et demi », précise son père. Déterminée en classe comme devant la cible Scolarisée en sixième au collège Saint-Jean-Baptiste de Bapaume. Camille est aussi bonne élève que sportive, avec « 17,5 de moyenne ». Elle doit bien gérer son emploi du temps pour avoir le temps de tout faire. « Elle a sept heures d'entraînement par semaine, c'est beaucoup, souligne sa mère. On l'aide à s'organiser pour le travail scolaire et en même temps conserver son activité de tir à l'arc », sachant que pour les parents, c'est « l'école en premier ». L'entraîneur de Camille, Francis Jessu, est ravi du comportement d'une telle élève, studieuse et appliquée. « Elle a des grosses qualités mentales pour son âge. C'est une travailleuse. Mais c'est sa première année de concours officiel, il faut voir comment elle va évoluer. » Gilles Topendé, conseiller technique régional, qui lui prodigue des conseils lors de stages et d'interventions au sein de son club, reste lui aussi prudent sur son avenir : « C'est un bon début, mais on est en phase d'apprentissage. On n'est qu'au début de l'aventure. » Après les cibles à 18 mètres en salle, elle va se perfectionner en extérieur, à 30 mètres. Avec le soleil, le vent, comme éléments perturbateurs. « C'est un autre travail, prévient Bernard Véra. Avec une erreur d'un demi-millimètre en salle, la flèche va dans le 8. En extérieur, elle est à côté de la cible... La justesse technique doit être parfaite. » Ce que Camille apprécie dans ce sport ? « Tirer. Bien faire les mouvements. » Et si le travail ne fait que commencer, elle sait déjà ce qu'elle veut : « Faire les Jeux olympiques. » Elle n'a pas dit « les gagner », mais l'appétit pourrait venir en mangeant.
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